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Afficher l'image d'origineScénario imaginé par le docteur Ben Goertzel, Américain installé à Hong Kong : « Paris 2040 : La tension monte au siège de campagne de PS-06A0788, candidat socialiste à l'élection présidentielle. Nous sommes au soir du 2° tour et les premiers résultats ne devraient pas tarder à tomber. Si PS-06A0788 est inquiet, il ne laisse rien transparaître. Évidemment puisque c'est un robot. Tous les candidats humains ont été éliminés au premier tour : Les 30 millions d'électeurs de chair et d'os n'ont pas pesé lourd face aux 70 millions de robots impatients de faire valoir leurs droits ». Que les automates nous dépassent en nombre et en intelligence, qu'ils votent et se présentent aux élections, pourquoi pas ? Mais que la gauche soit au second tour, même dans 23 ans, non, ça c'est de la politique fiction.

Deux nouveaux extraits d'articles puisés dans « les 100 ans du Canard » :

Hiver 54 :« Monsieur l'abbé Pierre, c'est maintenant que vos difficultés commencent et vous venez de les inaugurer par une déclaration publique qui me fait terriblement peur. Vous avez déclaré à Afficher l'image d'origineun journal que la France d'après cet hiver ne sera plus la France d'avant. Si je comprends bien, cela veut dire que la France n'oubliera jamais ceux qui ont faim et froid ? … Vous ne pouviez donner de meilleur gage à ceux qui détruiront votre œuvre et qui attendaient de vous précisément ce que vous venez de leur offrir : un alibi ». Signé Morvan Lebesque. Je souscris entièrement : en effet, lorsqu'on en appelle à la générosité, la réponse est presque toujours enthousiaste et massive, voyez le Téléthon ou les Restos du cœur. Ce qui permet aux gouvernants de consacrer nos impôts à des choses inutiles ou dangereuses. Mais malheureusement, nous sommes comme qui dirait coincés. Si nous faisons la grève du don, l'État ne réagira pas, en tout cas pas tout de suite. Ce qui signifie que dans un premier temps qui pourrait être assez long, des gens périront en grand nombre. Les adversaires du revenu universel arguent du coût trop élevé d'une telle mesure, ce que ses partisans contestent : avec un système fiscal adapté, on pourrait le financer sans difficulté.  Et ce serait un premier pas pour sortir du cercle infernal de la charité comme palliatif aux devoirs de nos dirigeants. Je n'ai rien contre le fait de payer des impôts mais j'aimerais qu'ils soient utilisés à bon escient.

Le deuxième article date des années 30 et lui, c'est le moins qu'on puisse dire, ne brille pas par son caractère divinatoire : « Adolf Hitler est au pouvoir en Allemagne, et comment ! À part les journalistes étrangers qu'il expulse, les autres sont bien disposés à ne plus voir en lui seulement un peintre en bâtiment, un primaire et un grossier personnage mais à le considérer comme un monsieur à qui on demande pardon lorsqu'il vous marche sur le pied « .Son antisémitisme ? Poudre aux yeux ! Il n'oserait jamais le mettre en œuvre. « Allons, votre Hitler est laid, brutal, méchant. Mais il n'est pas effrayant. Réactionnaire et militaire, il est condamné. Vainqueur, il entrera dans le bal et tâchera de sourire. Vaincu, il sera balayé comme une épluchure. Enlevez votre épouvantail. Il effraie peut-être les moineaux : pas la colombe ». Pierre Bénard (premier degré garanti). Comme quoi, même au « Canard », on peut lourdement se tromper sur l'avenir. Ce qui incite à ne pas laisser s'installer n'importe qui au pouvoir. Château Fillon, Macron et autres ne vous plaisent pas ? À moi non plus, j'ai eu souvent l'occasion de le dire. Mais ils nous garantissent malgré tout la démocratie et c'est notre bien le plus précieux.

Afficher l'image d'origineJe voudrais, pour en remettre une couche, citer à nouveau les propos du pasteur allemand Martin Niemöller ( il y a plusieurs versions qui se valent toutes ) : « Quand ils sont venus chercher les socialistes, je n'ai rien dit parce que je n'étais pas socialiste ; quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit parce que je n'étais pas syndicaliste ; quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai rien dit parce que je n'étais pas juif ; Enfin, ils sont venus me chercher et il ne restait plus personne pour me défendre. »

Tag(s) : #Coups de gueule de P.Thévenin

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