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Les faits :

le 19 février 1976, le gouvernement travailliste israélien décide de confisquer 25000 dunums (soit 2500 ha) de terres appartenant à des Palestiniens en Galilée, région conquise pendant la guerre de 48 et soumise depuis à une politique constante de judaïsation. Les Palestiniens ripostent le 30 mars par une grève générale. La répression est brutale : à Sakhnin,(au nord de Nazareth),l’armée fait 6 morts, des centaines de blessés, tandis que des centaines de personnes sont arrêtées.

Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza s’étaient eux aussi mobilisés en soutien aux Palestiniens d’Israël. L’écrivain israélien Ilan Halevi écrit dans son ouvrage Sous Israël la Palestine : « Le Jour de la Terre devint ainsi celui de la résurrection politique des Arabes d’Israël, ces oubliés que l’on croyait éteints […] ». Le 30 mars est désormais célébré chaque année comme une journée particulière en Palestine.

Implantations, colonisation, confiscation

Cet épisode n’est pourtant qu’un jalon dans la longue mise en œuvre de la colonisation de la Palestine par les tenants du sionisme : des achats massifs de terre opérés grâce au mécénat des Israélites riches dès les années 1880, à la proclamation de l’ « indépendance »de l’Etat d’Israël par Ben Gourion et au déclenchement de la guerre de 1947 pour obtenir un territoire bien supérieur à celui initialement prévu par l’ONU, tout a été fait pour évincer les habitants arabes qui exploitaient ces terres suivant la tradition et leur interdire le « droit au retour » ; destruction massive de villages palestiniens (plus de 530 ont été rasés depuis 1947), massacres de civils, déportation de population, plus d’un million de Palestiniens ont été contraints à l’exil, souvent dans d’autres pays arabes (Liban, Jordanie, Syrie) ; ceux devenus « Arabes d’Israël » sont traités de façon discriminatoire, ceux habitant la Cisjordanie soumis aux brimades systématiques –et souvent mortelles- des colons de plus en plus nombreux et de l’armée d’occupation qui protège les colons. Le but avoué : faire régner la peur, rendre la vie impossible aux Palestiniens pour les pousser à partir, abandonnant leur pays.

Dans un tel contexte, l’appel au boycott, demandé par les Palestiniens eux-mêmes et soutenu par plusieurs organisations juives non sionistes, (oui, ça existe !) est l’expression d’une prise de position politique qui entend soutenir les droits nationaux des Palestiniens. Ce n’est pas une déclaration belliciste, car le « boycott », à la différence de l’armée d’occupation, ne tue pas ! Ce n’est pas non plus de l’antisémitisme haineux, comme certains politiciens et groupes trop empressés de plaire au CRIF voudraient aujourd’hui le faire croire : Juifs et Arabes sont également des Sémites, tous les Juifs ne sont pas, il s’en faut de beaucoup, sionistes, et l’appel au boycott ne se fait en aucune façon sur des bases ethniques ni religieuses. Il se fait sur le constat que les droits humains élémentaires sont bafoués en Palestine et la population palestinienne discriminée. Le boycott est un moyen, pour les citoyens indignés, de dénoncer la complaisance des autorités françaises envers cet apartheid.

 

 

l’AFPS

vous invite à venir poursuivre la discussion

autour du film

Notre Histoire, du docteur Barghouhti,

 mercredi 30 mars,

à partir de

18h30,

à

l’amicale laïque de la Chaléassière,

9 rue jean-François Revollier

 

Pour en discuter, pour continuer d’approfondir la connaissance et la compréhension que nous avons de ce conflit qui pourrit depuis plus de 60 ans la vie des peuples au Moyen-Orient , avec des répercussions profondes en Europe,  L’AFPS accueillera prochainement à St Etienne le professeur Christophe Oberlin, chirurgien spécialisé dans la micro chirurgie de la main, qui a dirigé depuis 2001 de nombreuses missions dans la bande de Gaza. Un engagement d’abord humanitaire et professionnel qui l’a conduit à s’engager aussi politiquement pour la défense des droits des Gazaouis.

Nous vous invitons à venir le rencontrer lors d’une conférence débat qui se tiendra le Mercredi 13 avril à 18h30, à l’Université Jean Monnet,

Amphi E01.

Tag(s) : #Palestine un jour viendra

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